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  • Plaques bilingues Promotion du bilinguisme : la moitié des rues bientôt traduite

    157… c’est le nombre exact de rues qui comportent des plaques bilingues à Mulhouse.

    Avec 28 plaques supplémentaires attendues pour 2014, cela porte à presque 50 % le nombre de rues qui portent désormais ces plaques bilingues.

    La dernière plaque mise en place dans le quartier Barbanègre, sur le square qui jouxte la gendarmerie. « Car il y a environ 400 rues à Mulhouse », rappelle Patrick Hell, chargé de mission promotion du bilinguisme. Pendant toute l’année 2013, 21 plaques de rues ont été mises en place, avec notamment cette plaque dans le nouveau quartier Barbanègre à proximité de la gendarmerie : le square Edmond-Cahen, du nom de ce résistant, bâtonnier et homme de culture.

    Une rue en hommage aux ouvriers qui travaillaient à la tuilerie Lesage « Cette mise en place est très symbolique, car elle est l’expression d’une nouvelle volonté politique qui ambitionne de rendre naturel le bilinguisme dans l’espace public et par voie de conséquence… dans l’esprit des Mulhousiens. Lorsqu’une nouvelle signalétique se met en place, on considère désormais en amont l’opportunité du bilinguisme, commente Patrick Hell.

    C’est ainsi qu’on voit fleurir des plaques de rues très originales : comme par exemple « Zum Rundbàui ». Cette plaque est apposée avenue Auguste-Wicky : « Nous avons souhaité valoriser l’immeuble annulaire (Rundbàui), ce monument classé et qui parle même aux francophones. Nous sortons de la logique de la simple traduction historique ou patrimoniale. Nous allons vers une dynamique de création ». D’autres dénominations portent la marque de ce changement d’orientation. Le plus souvent, elles apparaissent après discussions avec les habitants et se réfèrent à l’histoire du quartier. On trouve ainsi la rue Jean-Martin traduite en « Bachsteiglatscher stross », en hommage aux ouvriers qui travaillaient et qui fabriquaient des briques dans l’ancienne tuilerie Lesage voisine. Autre originalité : l’ancien chemin de Modenheim. Ce chemin piéton qui mène à la Filature a été baptisé « Haxawagla » ou chemin des sorcières. « Ce surnom est apparu dans les échanges avec les riverains. Ce passage était sombre et mal famé. Il avait été appelé ainsi pour dissuader les enfants de se promener », poursuit Patrick Hell. En rappelant cette anecdote, toute la mémoire mulhousienne est valorisée.

    On peut aussi citer la rue Brustlein qui est traduite en « Ratzigassla », un nom étrange et difficile à expliciter mais qui reprend le surnom qui était donné aux habitants du quartier. On verra aussi au fil des promenades que ces plaques sont écrites avec une orthographe bien précise et validée. « Le gardien du temple est Evelyne Troxler qui fait une relecture attentive, conforme à la graphie harmonisée de la langue alsacienne mise au point par Edgard Zeidler », poursuit Patrick Hell. Et puis pour aller plus loin encore dans les explications ou les découvertes à faire au détour d’une rue : un site https://www.plaquesbilingues.fr/

    cahen DNA

  • Mulhouse : histoire et plaques bilingues

    L’ancien chemin de Modenheim redevient en alsacien le chemin de la sorcière que devaient éviter les enfants. La moitié des rues de Mulhouse porteront bientôt des plaques bilingues. Mais la dénomination bilingue s’éloigne de la traduction pure et simple du nom de la rue du français en alsacien pour se rapprocher de l’histoire du quartier.

    À la faveur des échanges avec les habitants, des dénominations anciennes sont redécouvertes. Ainsi cet ancien chemin de Modenheim, qui était appelé par les habitants du quartier le « Haxawagla ». En effet, ce chemin piétonnier était sombre et réputé pour être mal fréquenté. Les parents ne voulaient pas que les enfants l’empruntent. Ils l’appelaient donc le chemin de la sorcière.

    Autre exemple, la rue Jean-Martin, qui longe l’ancienne Tuilerie Lesage. Les habitants du quartier ont voulu rendre hommage à la mémoire de tous les ouvriers qui ont fabriqué des briques et des tuiles à cet endroit. Malgré la complexité du mot, ils ont choisi d’inscrire sur la plaque bilingue : « Bachsteiglastcher Stross ». Autre exemple encore : le bâtiment annulaire qui à Mulhouse est reconnu monument historique pour son architecture originale. Pour guider le promeneur vers ce bâtiment, une plaque bilingue a été apposée sous le nom de l’avenue Auguste-Wicky. Elle indique « Zum Rundbàui ».

    Plus d’infos sur le site : https://www.plaquesbilingues.fr/

    DNA

  • Nouvelles plaques bilingues

    Depuis 1991, la Ville de Mulhouse a lancé un programme de mise en place de plaques de rues bilingues français/alsacien. Une centaine de rues, 134 exactement, places ou avenues de la ville en sont équipées à l’heure actuelle. De l’ancien chemin de Modenheim (Haxawagla) à la rue de la Neige (Schneegassla) en passant par la rue du Sillon (Schorenwag), la place du Printemps (Friahjohrplàtz), la rue des Patineurs (Issgassla), la rue Roger-Salengro (Modermer Stross) ou la rue du Nordfeld (Nordfàld Stross), elles seront bientôt 47 de plus. Coût de l’opération : 12 300 EUR, dont 1700 EUR versés par le Conseil régional au titre du soutien au bilinguisme.

    Dom Poirier L’Alsace Mulhouse

  • Mulhouse : 48 rues bilingues de plus !

    Les plaques de rue bilingue, cela pourrait paraître anodin mais ce n’est pas le cas. La question touche au coeur de l’identité alsacienne et mulhousienne. « Nous allons passer de 135 à 183 rues », indique le premier adjoint Denis Rambaud. « Le but est de valoriser la langue et la culture régionales, de susciter la curiosité des touristes et des habitants ». Il détaille la méthodologie adoptée : « les noms sont traduits en dialecte littéralement ou en une transcription distincte. Le travail s’effectue au sein des conseils de quartier, avec l’avis du conseil consultatif du patrimoine ».

    Henri Metzger (Majorité municipale) salue « l’humour d’un certain nombre de rues traduites ». B. Stoessel (123 Mulhouse) s’en félicite et en profite pour rebondir sur les lenteurs du bilinguisme à Mulhouse. Ce dont convient l’adjointe à l’éducation Chantal Risser tout en défendant la volonté municipale de faire. « Nous passons à la rentrée de 29 classes à 34 ». La difficulté est ailleurs, argumente-t-elle : « 50 places ont été mises en concours au niveau national et il n’y a que 25 admissibles ».

    DNA Mulhouse

  • Bilinguisme Rues: 114 plaques en 20 ans

    En 20 ans, 114 rues de Mulhouse ont bénéficié d’une plaque bilingue, soit une sur quatre. Mercredi, boulevard Roosevelt, a été inaugurée la première plaque de 2011.

    Le maire Jean Rottner (au micro) et son adjoint Denis Rambaud (à dr.) ont
    inauguré la 1re plaque bilingue de l’année, boulevard Roosevelt.

    23 mars 1991, la rue du Sauvage devient « Wildemannsgass ». 23 mars 2011 le boulevard Roosevelt se dit aussi « Owertorstross ». Depuis l’apposition de la première plaque bilingue, il y a tout juste 20 ans, 114 noms de rues mulhousiennes ont été accompagnés de leurs traductions en alsacien.

    Un patrimoine partagé

    Mercredi lors de l’inauguration de la plaque du boulevard Roosevelt, la première de l’année, le maire Jean Rottner a rappelé le caractère symbolique de ces plaques bilingues. « Notre langue régionale doit être accessible à tous les Mulhousiens quelles que soient leurs origines. C’est un patrimoine partagé, un levier d’épanouissement. » Pour joindre l’acte à la parole, son discours a été répété par Évelyne Troxler en langue alsacienne.

    Une vingtaine de nouvelles rues se verront apposer une plaque bilingue en 2011. Par ailleurs, le maire a énuméré les autres actions menées par la Ville en faveur du bilinguisme. « Nous allons bientôt afficher une signalétique directionnelle bilingue au centre-ville pour indiquer les monuments ou institutions » a-t-il annoncé. Un mur sera aussi décoré de toutes les plaques de rues déjà existantes. « Cela se fera cette année. Le mur n’est pas encore choisi mais il sera au centre-ville. » La Ville soutient aussi l’Éducation nationale dans la mise en place de classes bilingues dans les écoles. « Trois nouvelles classes ont vu le jour en 2010 et 2 en 2011. » D’ailleurs une petite délégation d’enfants de l’école associative bilingue ABCM Regioschule était présente pour ce dévoilement de plaque.

    Enfin, le théâtre alsacien est encouragé, comme la promotion du festival du film allemand Augenblick.

    Ces 20 années d’action en faveur du dialecte valent aujourd’hui à Mulhouse, une récompense dans le cadre de l’opération E Friehjohr fer unseri sproch : un friehjohrs Schwälmele (un panonceau stipulant «stipulant « Mir rede au Elsassisch » nous parlons alsacien).

    DNA Mulhouse Valérie Freund

  • Mulhouse célèbre vingt ans de plaques bilingues

    Entouré de plusieurs élus municipaux des groupes majoritaire, centriste et socialiste, ainsi que d’enfants de l’école bilingue ABCM, le maire de Mulhouse Jean Rottner a dévoilé hier matin une toute nouvelle plaque de vie bilingue français/alsacien au pied du n° 1 du boulevard Roosevelt. Le nom retenu en alsacien ? « Owertorstross », soit, littéralement, rue de la Porte haute.

    « Rendre cette culture commune à tous »

    La plaque dévoilée hier
    (boulevard Roosevelt/Owertorstross)
    n’est que la première de 2011.
    Une vingtaine d’autres suivront cette année.
    Photo Dom Poirier

    Cette plaque vient s’ajouter aux 114 déjà existantes. À ce jour, un quart des rues mulhousiennes portent ainsi une plaque bilingue — et leur nombre s’accroît d’une vingtaine par an… Pour mémoire, la toute première fut celle de la rue du Sauvage (« Wildemannsgass »), posée le 23 mars 1991, c’est-à-dire il y a tout juste vingt ans.

    Autre anniversaire salué hier matin : celui des dix ans d’existence de l’association « E Friehjor fer unseri Sproch » — laquelle vient d’ailleurs de décerner un prix à la Ville de Mulhouse pour son action en faveur du bilinguisme.

    Commentaire, à ce propos, du maire de Mulhouse, quelques instants avant de dévoiler la nouvelle plaque : « Il s’agit d’un acte hautement porteur et symbolique. Par la présence de ces plaques, il s’agit de titiller la curiosité de nos concitoyens et de rendre cette culture commune à tous, quelles que soient nos origines. Le bilinguisme est un levier d’épanouissement personnel, culturel et professionnel. » Et Jean Rottner de conclure : « L’un de nos objectifs est de mailler le plus rapidement possible l’ensemble des quartiers mulhousiens avec des classes bilingues. »

    L’Alsace Mulhouse Emmanuel Delahaye

  • Patrimoine alsacien / Panneaux et plaques

    Patrimoine / Plaques de rues bilingues

    Des panneaux d’entrée de ville et des plaques de rues bilingues ont été inaugurés par le maire Jean Rottner, maire de Mulhouse « pour valoriser le patrimoine légué par les générations passées ».

    L’inauguration, sous la pluie, des panneaux d’entrées d’agglomération bilingues. (Photo DNA)

    106 rues bilingues portent une plaque avec un double nom, en français et en dialecte mulhousien. On appellera la rue des Fleurs, Bluamagass. Évelyne Troxler et Patrice Hell, chargés de mission bilingue, ont soigneusement étudié l’orthographe de chaque nom rue. Les panneaux des huit entrées de ville seront flanqués de leurs reproductions en dialecte où Mulhouse est traduit en Milhüsa. En 2010, vingt nouvelles rues ont été rebaptisées : Platànastross (rue des Platanes), Halbmonddurgang (Passage de la Demi-Lune). Le maire insiste (en français traduit en dialecte par Évelyne Troxler) : « Les noms des lieux sont un legs précieux de nos ancêtres. Ils forment un lien qui nous rattache à eux, à notre histoire, à notre langue, à notre culture régionale dont ils ont suivi l’évolution et concourt à reconstruire notre identité ».

    « D’regionàla Sproch un Kültür zur Galtung bringa ».

    Mulhouse est la première grande ville d’Alsace à se doter de panneaux d’entrées d’agglomération bilingues. 106 rues sur 400 sont bilingues et le Vieux Mulhouse est entièrement doté. Cela traduit l’engagement de la Ville dans la valorisation de la culture régionale. Ce que traduit Évelyne Troxler en ces termes : « D’regionàla Sproch un Kültür zur Galtung bringa ».
    Pour plus d’information voir le site internet : htpp ://www.plaquesbilingues.fr

    DNA Mulhouse

  • Panneaux: Bienvenue à Milhüsa !

    Sous une pluie de juin typiquement alsacienne, l’inauguration du premier panneau d’entrée de ville bilingue, hier.


    Photo J.-F. Frey

    En arrivant à Mulhouse depuis Brunstatt, nul ne peut plus ignorer qu’il est bien en Alsace. À Milhüsa, comme le précise le nouveau panonceau accolé au grand panneau « Mulhouse ».

     

    La Cité du Bollwerk devient ainsi « la première des trois grandes villes d’Alsace à s’être dotée de panneaux d’entrée d’agglomération bilingues », a souligné hier le premier adjoint Denis Rambaud, qui inaugurait en compagnie du maire, Jean Rottner, et d’un aréopage de défenseurs de la langue régionale, cette nouvelle signalétique hautement symbolique.

     

    Toutes les entrées de ville devraient être équipées de ce Milhüsa dans la semaine à venir. Ces panneaux viennent ainsi s’ajouter aux 106 plaques de rue bilingues (sur un total de 400 rues) déjà installées en ville. « Les noms de lieux ont un lien avec nos ancêtres, ils construisent notre identité », a souligné Jean Rottner, dans un discours en français, tandis qu’Évelyne Troxler, chargée de mission Langue et culture régionale à la Ville (à qui l’on doit ces plaques bilingues) assurait la version alsacienne.Un petit air de cornemuse, joué par Daniel Muringer, a clos cette cérémonie d’inauguration. De la cornemuse, oui, oui… Il paraît que cet instrument faisait partie de la culture alsacienne, jusqu’au XVIIIe siècle, période où l’Église en aurait interdit l’usage.

    Bilinguisme: Des panneaux « Milhüsa »à l’entrée de Mulhouse

     

    Un panonceau Milhüsa, accolé au panneau Mulhouse : le maire de Mulhouse, Jean Rottner a inauguré hier matin la première signalétique d’entrée d’agglomération bilingue. La ville la plus méridionale d’Alsace devient ainsi la 1re des trois grandes cités alsaciennes à afficher ainsi, dès l’entrée, son caractère alsacien. Après l’inauguration symbolique d’hier, les autres entrées de ville devraient être équipées au courant de la semaine à venir de panonceaux du même type. Mulhouse compte déjà 106 plaques de rue bilingues, essentiellement dans le centre historique. Ce mouvement de remise en avant de l’identité alsacienne a commencé en 1991, à l’initiative d’Évelyne Troxler, aujourd’hui chargée de mission Langue et culture régionale à la Ville de Mulhouse.

    L’Alsace Mulhouse

  • L’alsacien gagne du terrain

    Patrimoine / Plaques de rues bilingues

    En ce début d’été, cinq nouvelles rues mulhousiennes ont désormais leur nom inscrit à la fois dans la langue de Molière et celle de Hansi. Ces plaques bilingues visent surtout à entretenir la mémoire des racines de la cité du Bollwerk.

    Elles donnent un charme local teinté d’un certain exotisme pour les touristes et d’une affection nostalgique pour les Mulhousiens. Les petites plaques alsaciennes apposées au-dessous de leurs consoeurs francophones comptent cinq nouvelles recrues : la « Kaiwagassla », la « Burggàss » la « Gymnasiumstrosss », la « Looschawinkel » et la « Johannesgàss ». Soit les appellations alsaciennes respectives de la rue de la Bibliothèque, du Bourg, du Collège, de la Loge et de la rue Saint-Jean.

    Soixante-dix rues sont déjà marquées par la double dénomination

    Celles-ci s’ajoutent donc à plus de soixante-dix rues déjà marquées par la double dénomination. La première ayant été la rue du Sauvage (« Wildemannsgass ») dont la plaque alsacienne a été inaugurée en 1991. L’événement avait alors donné lieu à plusieurs lettres de protestation dénonçant la « germanisation » de la cité du Bollwerk. L’arrivée de ces cinq nouvelles plaques n’a, elle, engendré aucune polémique jusqu’à maintenant.
    Le but de la cellule « Langue et culture régionale » de la Ville de Mulhouse est, lui, bien de rassembler et non de diviser selon les dires de Patrick Hell :« Cette opération reflète une volonté politique de permettre aux habitants de développer une fierté à l’égard de la langue alsacienne en la sortant du ghetto de la sphère privée. » On remarque également que ces rues se situent autour de la porte du Miroir et non dans le centre historique. En effet, la cellule considère qu’il est essentiel de ne pas circonscrire les plaques bilingues à la « vieille ville » afin d’éviter la « muséification » de l’alsacien de sorte à ne pas l’enraciner uniquement dans le passé. De plus, il apparaît clair que donner un nom alsacien retranscrit parfaitement le patrimoine culturel lié aux lieux et permet de mieux comprendre leur origine en respectant l’Histoire. On peut citer à titre d’exemple le « Baradrack Garta » dont le nom français (« Le Parc de la Cotonnière ») n’est nullement une traduction. En effet : « Garta » signifie le jardin tandis que « Baradrack » se traduirait littéralement par « crotte d’ours » et renvoie en fait à la réglisse. Pour décrypter le message, il faut se replonger dans le temps où M. Koechlin dirigeait la Cotonnière et distribuait à ses ouvriers des boissons parfumées à la réglisse pour stimuler leur activité. Les habitants du quartier surnommèrent alors la Cotonnière du nom gravé aujourd’hui sur la plaque du parc. On comprend ainsi que le dialecte restitue davantage l’authenticité du passé mulhousien.
    L’augmentation du nombre de rues portant le double nom va donc dans le sens d’un enrichissement culturel, ce qui en pleine saison estivale et touristique ne peut être que bienvenu.

    La rue du Bourg fête sa traduction alsacienne sous le soleil. (Photo DNA) DNA Mulhouse Julien Marion