Synagogue (rue de la) / Pfrundhüsgass

Elle portait vers 1548 le nom de « rue de l`hospice, Pfrundhausgasse » et avait été détachée de la rue de la Loi qui faisait primitivement la jonction entre la rue de L`Arsenal et la rue des Trois Rois. Au XVIIe siècle paraît le nom de « rue de l`Hôpital, Spitalgasse » qui se rapportait à l`hôpital bordant la rue. Vers la fin du XVIIIe siècle elle est désignée comme « rue du Miroir » et après 1798 comme « rue de l`Hôpital civil ». En 1849 on construit la synagogue sur une partie de l`enclos de l`hôpital qui donna le nom à la rue.

Cotonnière (parc de la) / Baradrackgàrta

Les dialectophones l’auront noté : parc de la Cotonnière n’est nullement la traduction de Baradrackgarta, le nom alsacien de ce jardin mulhousien. Baradrack (traduction littérale : crotte d’ours !), c’est la réglisse. Et c’était aussi le surnom que les habitants du quartier avaient donné à la Cotonnière, et qui par extension, leur était également donné à eux. Pourquoi la réglisse? Parce que, M. Koechlin-Zurbach, patron de cette Cotonnière, avait l’habitude de donner à ses ouvriers une boisson parfumée à la réglisse, pour les stimuler.

Marchandise (rue de la) / Giaterstross

Rue créée en 1926 dans le cadre de l`urbanisation des quartiers industriels du nord de la ville, la dénomination dialectale en est la traduction littérale.

Mercière (rue) / Kromgass

La rue Mercière est située entre la rue du Sauvage et l`hôtel de ville. C`est l`une dès plus anciennes rue de Mulhouse et elle tient son nom des nombreux commerçants qui y tenaient boutiques. A l`origine elle était plus étroite et était barrée à son débouché sur la place de l`hôtel de ville (place de la Réunion). Cette extrémité fut ouverte en 1457 pour laisser un libre accès à la place de l`hôtel de ville, au marché et au cimetière. Lors du choix du nom alsacien un débat eu lieu car deux noms furent proposés: Kramgasse ou Kromgasse.

Saint Jean (rue) / Johannesgàss

Dès le XVe siècle, une ruelle privée, bordée de murs, traversait la propriété de l`enclos des chevaliers de Saint-Jean, domaine appelé “Johanniterhof”. L`entrée de cette ruelle et sa sortie étaient toujours ouvertes pour permettre le passage aux habitants. Après 1800, la rue fût élargie et nommée “rue Saint-Jean” en souvenir de l`enclos des chevaliers.

Jardin Zoologique (rue du) / Tiergàrtastross

Cette rue édifiée dès 1825m, en deux tronçons successifs, doit son nom actuel à la présence du Jardin Zoologique et Botanique de Mulhouse.

Le premier tronçon dit “Vorderes Kronengässelein” – en référence au chemin de la couronne de Riedisheim, qui traversait la propriété de l`Ermitage a été déplacée en 1872.

Le deuxième tronçon dit “Hinter ab Weg” a porté dés 1825 le nom de “Tiergarten Strasse”.

Patrouille (rue de la) / Niemandsthàlstross

Cette rue conduit à un lieu-dit « Niemandsthal » : la vallée déserte`

Schuman (avenue Robert) / Hoffnungstross

La rue de l`Espérance, ouverte en 1869 a probablement été dénommée ainsi parce qu`elle conduisait au nouveau cimetière en cours de création à l`époque. En 1966, le Conseil Municipal présidé par Emil Muller décide que la rue de l`Espérance devient l`avenue Robert Schuman et la rue du Capitaine Dreyfus, le boulevard de l`Europe. La délibération du Conseil Municipal du 25 avril 1966 précise: “… il conviendrait de donner le nom de Robert Schuman à une rue de Mulhouse, en mémoire de l`homme politique français considéré comme le père de l`Europe des six. Cette rue est parallèle au boulevard de l`Europe et est située à proximité de la place de l`Europe…”

Demi-lune (passage de la) / Halbmonddurgang

Comme plusieurs autres rues du centre-ville, le passage de la Demi-Lune doit son nom à l’auberge qui s’y trouvait. A l’origine, ce passage étroit qui donnait directement sur une dépendance de l’hôtel, petite bâtisse accolée au mur de l’enceinte de la ville, n’était pas ouverte au public. A partir de 1800, l’accès fut possible jusqu’en 1944, ou les dégâts des bombardements l’ont à nouveau obstrué.

Arc (rue de l´) / Bogagàss

Située le long de l`ancienne caserne d`infanterie (1845), actuelle résidence pour personnes âgées “Sainte Marie II”, cette rue doit son nom à son environnement militaire.