Courte (rue) / Kurzgàssa

Petite rue qui porte bien son nom dans le Nordfeld. La dénomination dialectale est la simple traduction du nom français.

Bons Enfants (rue des) / Müàssbrunnergàsslà

Elle débute au carrefour situé entre la rue de Tanneurs, des Boeufs et des Bouchers. Un petit pont dit « kulmemenbrückerlein » dont le nom remonte à la famille Kulm, traversait un ruisselet dit Augustinerbächlein à sa sortie rue des Bouchers.
Au XVe siècle, elle s’appelait « Wysslerengasse », sans doute d’après le nom d’une famille Wyss ou Wyssler qui y habitait. Dès le XVe jusqu’au XVIIIe siècle le nom de « soten- ou Sutengasse » se généralisa. Au XVIIIe siècle apparaît également le nom de « Mussbrunnengasse ». Ces deux dernières dénominations rappellent l’existence d’un puits entre le numéro 8 et 10. Son eau possédait, dit-on, la vertu de faire cuire facilement les pois. Jusqu’en 1798, la rue se prolongeait jusqu`à l’église Sainte Marie. Le tronçon entre la rue des Maréchaux et l’église fut, par la suite, rattaché à la rue des Franciscain. A partir de 1798, la rue figure sous le nom de « rue des Bon Enfants », mais jusqu’au derniers tiers du XIXe siècle, on l’appelait en patois mulhousien « rue des Juifs ».

Horloge (impasse de l`) / Uhrehof

A gauche, en partant de la place de la Concorde, débouche au milieu de la rue des Tanneurs la cour ou l’impasse de l’Horloge (Uhrehof), dénomination moderne qui date des années 1830. Sur le plan Mérian de 1642 elle se présente comme un enclos, fermé vers la rue des Tanneurs par une porte à claire-voie. Au début de XVIIIe siècle la cour devint une impasse qui communiquait par un étroit couloir avec les rues des Maréchaux et des Franciscains,
Le nom « Urhenhof » rappelle l’existence dans le fond de la cour d’une horlogerie, fondée par un nommé Jean-Michel Heinrich. L’établissement débuta vers 1790, devint en 1795 Pierre Risler et Cie et cessa son exploitation en 1797.

Chêne (rue du) / Eichabàuim Stross

Rue d’habitat plutôt bourgeois, créée en 1869 à proximité de l’usine de la « Dentsche », son nom originellement français fut traduit en allemand en 1882 (Eichstrasse), « Eichabàuim Stross » en est la traduction littérale en alsacien.

Industrie (rue de l) / Bleicha Wag

Située au sein du quartier manufacturier du 19ème, longtemps simple chemin conduisant à une blanchisserie (d`où le nom alsacien « Bleicha Wàg), cette anecdote historique se retrouve dans le double nom de la rue.

Verriers (rue des) / Glàserstross

Cette rue aboutit à l`ancienne fabrique de verres d`Albert Gerrer. La ville souhaita par cette dénomination (traduite littéralement en dialecte mulhousien) rendre hommage en 1926 à cette corporation.

Cordiers (rue des) / Seilergrawà

Cette rue située à l’arrière de l’hôtel de ville et qui accueille un parking rappelle l’activité autrefois florissante des artisans qui avaient installé leurs râteliers en bordure du « Traenkbach », ruisseau qui sera voûté. Dès le début du XIXéme siècle, de nombreux Mulhousiens et hommes d’affaires fréquentaient l’hostellerie « A la cigogne », qui se trouvait à proximité immédiate. On aimait y converser et se procurer de la lecture au sein de ce qui deviendra plus tard l’association « les amis du Cercle ».

Laurent (rue) / Lorenz Stross

Cette rue porte le prénom “Laurent/Lorenz” d`un industriel mécène, Lorenz Müller, patron d`une usine à os qui la jouxtait et bâtisseur d`un grand ombre d`immeubles du quartier.

Marronniers (rue des) / Keschtenastross

Une des nombreuses rues de Mulhouse portant un nom d`arbre.

Loi (rue de la) / Gsetzgass

La rue de la Loi portait jusqu`en 1798 le nom de « Fritschmannsgasse » qu`elle devait au bourgmestre Fritschmann d`Illzach dont la cour occupait l`angle avec la rue Sainte Claire. L`enclos fut échu plus tard par un membre de la famille Zu Rhein.