Boulangers (rue des) / Bäckergass

La rue des boulangers était autrefois une des principales voies de communication de la ville haute. Dès 1335, un étal de pain est cité à cet endroit et en 1342, la rue est désignée « rotbeckengasse ». Le poêle des boulangers s’y trouve avant d’être transféré dans la rue des Maréchaux. A partir de 1900, des démolitions successives modifient l’accès à la rue pour favoriser l’activité commerciale et artisanale.

Lorraine (rue de) / Lothringergass

La rue de Lorraine fut primitivement qu`un étroit chemin menant au moulin dit « walkenmühle ». Il a été élargi en 1834 au moment de la construction de l`école primaire centrale sur une partie de l`ancien cimetière des Franciscains. La cour des nobles Wunnenberg occupait tout le carré partant de la rue des Franciscains et longeant toute la longueur de la rue de Lorraine jusqu`au quai du fossé (avenue Kennedy). Ce bâtiment fut construit en 1725 par le lorrain Pierre Thierry (d`où son nom) et fut au XIXe siècle une usine puis dès 1876 une école primaire sous le nom d` « Ecole de la Cour de Lorraine ».

Saule (rue du) / Wiidabàuim Stross

La dénomination bilingue rejoint le nom en dialecte mulhousien de cet arbre, soit : Wiidabàuim Stross

Saint Amarin (rue de) / Dàmalechlawag

Au Nord-Est de Mulhouse, dans un quartier longtemps peu urbanisé, mais où pointaient plusieurs usines, ce chemin conduisait sur les bords de la Doller, à un endroit discret, reculé, réservé au bains des dames. Le nom dialectal, à double sens, crée par le conseil de quartier en 2010, rappelle cette anecdote cocasse.

Gambetta (boulevard Léon) / Kàmispfàd

La rue prend le nom de Léon Gambetta en 1944. Au cours de la guerre de 1870, il est Ministre de l`Intérieur au sein du gouvernement de Défense Nationale. Le 7 octobre 1870, il réussit à quitter Paris assiégé et part en ballon pour diriger la guerre en province. Il démissionnera lorsque l`Alsace sera abandonnée à l`Allemagne.

Coq (impasse du) / Hiehnerwinkel

L’impasse du Coq s’ouvre sur la rue des Tanneurs entre les numéros 12 et 14. Initialement, elle ne portait aucun nom, et ce n’est qu’à partir du XVIIIe siècle que parait le nom de « Hühnerhof » ou cour aux poules. Il est probable que cet emplacement y compris les maisons voisines, était occupé du XIIIéme au XIVéme siècle par un hospice des moines- prêcheurs ou des dominicains de Bâle.

Minoterie (rue de la) / Dàmpfmehlawag

Une minoterie est une usine de transformation des grains en farine, par un moulin à vapeur situé in situ, qui donna le nom français et dialectal de cette rue.

Saint Michel (rue) / Micheligàss

La rue existait déjà en 1830 mais ne portait pas de nom. C`est en 1843 qu`elle devient la “s`Mechelgassla”, aujourd`hui rue Saint Michel.

Jardiniers (rue des) / Gartnergàss

Cette rue a probablement été dénommée ainsi en raison de la présence des jardins et de la résidence de la famille Barthel. Au milieu du XIXéme siècle les Bathel, famille de maraîchers, possédaient dans le quartier plusieurs parcelles totalisant plus d`un demi-hectare.

Raisin (rue du) / Triwelgass

Dans la description de la rue du Raison de l`ouvrage de Léonard-Georges Werner sur la « Topographie historique du vieux Mulhouse », avant 1898, le passage en direction de la rue Henriette n`existait pas. Lors de sa création, un marchand de meuble « Léon Schwob » dut être exproprié. De cette histoire il reste encore le nom de la ruelle que formait la maison « Schwobweinsla »