Bonbonnière (rue de la) / Siàss Winkel

La rue Bonbonnière est située entre la rue des Franciscains et la place de la Concorde. Pendant longtemps, ce ne fut qu’une ruelle étroite et tortueuse jusqu’aux différents élargissements en 1770, 1898 et 1902.
Vers 1503, on appelait le passage « im dem gässelin by den Barfüssern » (ruelle prés des Franciscain », puis en 1541 « uff die gassen so von den Augustinerplatz zu den Barfüssen geht » ou la rue qui va de la place des Augustins vers les Franciscains. Mais déjà, vers 1525 apparaît le nom de « Frauengässlein ou Frauengasse» (rue des Dames) qui restera en usage jusqu’en 1798. Dès 1698 on note l’utilisation de « im süssen Winkel » qui fut transformé vers la fin du XVIIIème siècle en« rue Bonbonnière ». Ce nom vient d’une maison de tolérance dont la plus ancienne mention date de 1499. Au cours du temps cette maison (au numéro 5) se fera appeler successivement « huss gennant Frauenhuss » ou « huss so das Frauenhuss gewesen ». La tradition coquine et sucrée de la rue ne s’est jamais vraiment tarie, puisque de nos jours le plus ancien sex-shop de Mulhouse se trouve dans cette rue.

Halles (rue des) / altà Markthàllagàss

Les halles furent construites en 1865 suite à l`incendie qui détruisit la filature Daniel Linck en 1860. Fermé en 1961 et démoli en 1967, le bâtiment est désormais un immeuble de commerces, d`habitations et de parkings.

Mésanges (rue des) / Melsla Gàss

« Meisla Gàss » est la traduction littérale en alsacien du nom français de cette rue.

Marteau (rue du) / Hàmmer Gàss

Située dans un quartier industriel où l`on trouve beaucoup de références aux métiers et instruments de l`industrie mulhousienne, le nom alsacien (Hammer Stross) est la traduction littérale du nom français

Lesage (rue Oscar) / Haringsgràwa

Cette rue jouxte un fossé surnommé « Hàringsgràwa » (fossé des harengs). La plaque dialectale fait référence à ce lieu-dit

Brochet (rue du) / Hechtagassa

La rue est dénommée ainsi en 1877 en référence sans doute à la proximité du canal de l`Ill et du “Steinbaechlein”.
C`est la seule rue portant un nom de poisson dans tout Mulhouse.

Sillon (rue du) / Schorenwag

Ce chemin typique du Reeberg conduisait à un lieu dit appelé “Schoren” (d`où le nom dialectal), qui désigne en vieil allemand soit un chemin à forte pente, soit un terrain que l`on est obligé de travailler à la houe, car en raison de sa forte déclivité elle ne permet pas l`emploi d`une charrue.

Maréchaux (rue des) / Schmidgass

La rue des Maréchaux « Schmiedgasse » reliait la partie de la ville haute au centre. Elle s`appelait au début du XIVe siècle « Grosshüglin von Dornachgasse » d`après la famille de Dornach dont la cour s`étendait en face de la caserne des pompiers « Werkhof » et qui passa, vers la fin du même siècle aux nobles Zu Rhein. C`est à eux que se rattacha le nom de « ze Rine gasse ». Au début du XVe siècle le nom de « Schmiedgasse , rue des Maréchaux » se rapportait au poêle des maréchaux, occupé par cette tribu depuis la fin du XVe siècle. Cette appellation est restée inchangée jusqu`à nos jours

Lanterne (rue de la) / Finster Gàsslà

La construction du nouveau temple en 1858 sur l’emplacement de l’ancienne église entraina la démolition des maisons qui bordaient la rue de la Lanterne (numéro 1 à 13).
Le nom « Fintersgasse, rue sombre, obscure » appliqué à cette rue n`était pas déplacé, car il s`agissait en réalité d`un passage étroit d`une propreté douteuse. Au XVIIe siècle, la rue fut pavée. On imposa alors aux propriétaires le nettoyage du passe, l`enlèvement du fumier et des fosses d`aisance qui se trouvaient à l`extérieur des maison dont quelques-unes rappellent encore de nos jours par des portes et de fenêtres la Renaissance tardive.

Vosges (rue des) / Vogesablìckgàss

Son nom fut choisi en 1844 car à l`époque, par-delà les près on voyait parfaitement toutes les montagnes vosgiennes. Ce n`est qu`en 1860, après la construction de la première cité autour de la rue de Strasbourg que la rue prend son allure définitive et est prolongée jusqu`à la rue de la filature.