• Etourneaux (rue des) / Stàra Stross

    Rue bordée de villas de maître entourées de grands parcs dans la partie supérieure du Reeberg, elle apparait en 1953 et s’inscrit dans un lieu-dit « Vogelsang » qui a peut-être suscité cette appellation, même si le chant des étourneaux (Stàr en alsacien), n’est pas toujours des plus mélodieux.

  • Eté (rue de) / Summer Stross

    Créée en 1885 (à l’époque Mulhouse été allemande), la « Sommerstrasse » conduisait à l’usine de fabrication de toiles peintes Heilmann qu’occupe aujourd’hui le lycée Schweitzer. Elle est bordée d’immeubles d’époque de bonne facture, entre logements ouvriers et « petits bourgeois ». « Summer Stross » est la version alsacienne de « Sommerstrasse ».

  • Belette (rue de la) / Wìsala Stross

    Rue aménagée en 1901 à l’époque allemande de Mulhouse, dans un quartier populaire (Wolf) alors en pleine urbanisation et où l’on trouve plusieurs rues portant des noms d’animaux. « Wìsala » est la traduction littérale en alsacien de « belette », « Wiesel » en Hochdeutsch.

  • Tilleul (rue du) / Lìndabàuim Stross

    Rue d’habitat plutôt bourgeois, créée en 1969, à proximité de l’usine de la Dentsche, son nom originel français fut traduit en allemand en 1882 ( Linden Strasse), « Lìndabàuim Stross » en est la traduction littérale en alsacien.

  • Victoires (place des) / Gàntzeplàtzle

    La traduction littérale de « Gantzeplatz » est « la place aux oies » car c`était la place où l`on pouvait acheter toutes sortes de volailles et animaux de basse-cour. Ce fut également le lieu où l`on rassemblait les oies avant de les mener aux pâturages situés aux abords de la ville.
    En 1798, la place fut rebaptisée « place des Victoires », mais pendant longtemps, une fontaine ornée d`une statue représentant un petit garçon accompagné d`une oie marquât le centre de cette place. En 1882, la fontaine fut déplacée place Franklin et fut remplacée bien des années plus tard par une `uvre moderne appelée « oiseau de feu » en raison des motifs qui se dessinent sur les murs entourant la place lorsque le soleil se reflète dessus.

  • Verdun (rue de) / Lazarethstross

    Cette rue était jouxté par un ancien hôpital militaire prussien, datant d` l`époque allemande de la ville (début du 19ème) et dont la présence est rappelé par le nom dialectal (Lazareth).

  • Cèdre (rue du) / Ziegelàcker

    Cette rue jouxte un lieu dit « ziegelacker » (champs des tuiles) où étaient séchées à l`air libre les tuiles produites à Mulhouse dans ce quartier très industriel. La plaque en dialecte fait référence à ce lieu-dit.

  • Synagogue (rue de la) / Pfrundhüsgass

    Elle portait vers 1548 le nom de « rue de l`hospice, Pfrundhausgasse » et avait été détachée de la rue de la Loi qui faisait primitivement la jonction entre la rue de L`Arsenal et la rue des Trois Rois. Au XVIIe siècle paraît le nom de « rue de l`Hôpital, Spitalgasse » qui se rapportait à l`hôpital bordant la rue. Vers la fin du XVIIIe siècle elle est désignée comme « rue du Miroir » et après 1798 comme « rue de l`Hôpital civil ». En 1849 on construit la synagogue sur une partie de l`enclos de l`hôpital qui donna le nom à la rue.

  • Trois Rois (rue des) / Dreikenigsgass

    La rue doit son nom au parcours emprunté par les personnes qui se rendirent à l`entrevue de 1027 à laquelle participèrent l`empereur Conrad II, son fils Henri III, roi des Romains et Rodolphe III, le dernier roi de Bourgogne.

  • Cotonnière (parc de la) / Baradrackgàrta

    Les dialectophones l’auront noté : parc de la Cotonnière n’est nullement la traduction de Baradrackgarta, le nom alsacien de ce jardin mulhousien. Baradrack (traduction littérale : crotte d’ours !), c’est la réglisse. Et c’était aussi le surnom que les habitants du quartier avaient donné à la Cotonnière, et qui par extension, leur était également donné à eux. Pourquoi la réglisse? Parce que, M. Koechlin-Zurbach, patron de cette Cotonnière, avait l’habitude de donner à ses ouvriers une boisson parfumée à la réglisse, pour les stimuler.