• Augustins (passage des) / Altspitaldurgang

    Le passage étroit des Augustins a été percé après 1761 (d’où l’inscription) à travers les jardins de l’ancien hôpital. Il s’appelait primitivement « passage de l’ancien hôpital ». Sa domination de « passage des Augustins » ne date que de 1919 et rappelle l’existence du couvent des ermites de Saint augustin.
    Au Moyen-Age, beaucoup d`ermites s`étaient organisés en congrégation selon les directives spirituelles de Saint Augustin. En 1256, le pape Alexandre IV les réunit sous le nom d`ordre des Ermites de Saint Augustin. L`ordre fut définitivement approuvé lors du concile de Lyon en 1274.
    Le couvent des Augustins fut sécularisé en 1525 et ses biens transmis à la ville après un accord financier avec le dernier prieur.

  • Arsenal (rue de l`) / Zighüsgass

    Le nom de la rue dû à l’ancien arsenal, autrefois église des Augustins, ne date que des années 1830. Après 1538, on l’appelait « Neue Spitalgasse » (rue du nouvel hôpital), alors que parait en même temps la désignation « rue des Augustins » qui se maintint jusque dans le premier tiers du XIXe siècle. Dès 1798 elle avait été rebaptisée en « rue Egalité », mais cette dénomination ne se généralisa pas.
    La rue de l’Arsenal débute place de la concorde. Elle représentait jusqu’à la réunion de Mulhouse à la France un grand axe de communication avec la ville haute.

  • Archives (rue des) / Hinter `m Rothüs

    La rue des Archives, qui sépare les deux bâtiments de l`hôtel de ville, était originellement un cul-de-sac dont la partie supérieure portait le nom d`« impasse des prêtres » au XVe siècle. On avait aussi pour habitude de désigner l`endroit « derrière l`hôtel de ville » et ce, jusqu`à la réunion de Mulhouse à la France. Moment à partir duquel elle prend le nom de « rue des Halles ». C`est finalement depuis 1919 que cette rue indique l`installation du siège des Archives municipales dans un bâtiment précédemment occupé par le greffier-syndic de la ville.

  • Arc (rue de l´) / Bogagàss

    Située le long de l`ancienne caserne d`infanterie (1845), actuelle résidence pour personnes âgées « Sainte Marie II », cette rue doit son nom à son environnement militaire.

  • Amidonniers (rue des) / Stärkagassla

    La rue tient son nom du fait de la présence de trois usines d`amidon pendant la deuxième moitié du XIXe siècle. L`amidon, en Allemand « Stärcke » était utilisé pour épaissir les matières colorantes.

  • Aigle (rue du) / Adlerstross

    Rue datant de 1869, comportant un habitat ouvrier typique du XIXéme siècle. A proximité de la cité ouvrière, son nom a sans doute été lié au fait que dans ce quartier de nombreuses rues portent des noms d`animaux.

  • Abeilles (rue des) / Bienastross

    Différentes hypothèses expliquent l`origine du nom de la rue des abeilles…
    Cet insecte est tout d`abord le symbole du travail et est présent sur plusieurs blasons de grandes familles industrielles de Mulhouse.
    La seconde hypothèse serait qu`en hommage à Napoléon III, un des financiers de la cité ouvrière, une rue rappelant le symbole impérial fut dénommée ainsi. Il faut cependant noter que dans les armoiries, l`abeille est le symbole de l`immortalité et de la résurrection. Les abeilles ont été choisies afin de rattacher les nouvelles dynasties aux origines de la France. En effet, des abeilles d`or (en réalité des cigales) avaient été découvertes en 1653 à Tournai dans le tombeau de Childéric Ier, fondateur en 457 de la dynastie mérovingienne et père de Clovis. Elles sont considérées comme le plus ancien emblème des souverains de la France.

  • Mulhouse Pose de la 200e plaque de rue bilingue

    Un symbole, l’alsacien dans la République

    Sous la houlette d’Évelyne Troxler, Mulhouse était en 1991 la première grande ville d’Alsace à lancer un programme de mise en place de plaques de rue bilingues français-alsacien. Que de hauts cris à l’époque, se souvient celle qui était alors conseillère municipale déléguée à la langue et à la culture régionale. Aujourd’hui, la signalétique bilingue à Mulhouse, acceptée de tous, « rend la culture régionale visible dans l’espace public, affirme le patrimoine bilingue de Mulhouse, contribue au développement du tourisme et favorise l’attractivité du territoire et l’ouverture sur les voisins », estime l’adjointe Anne-Catherine Goetz. Chaque année, la ville injecte 5 000 à 7 000 EUR dans ce projet. Pour la 200e plaque posée, le maire Jean Rottner a voulu hier choisir un lieu symbolique de la ville, la « place de la République », désormais aussi « Nèiquàrtier Plàtz », surnom donné par les Mulhousiens dès son aménagement en 1829 au coeur d’un quartier moderne né de l’industrialisation de la ville.

    Un symbole, dira le maire, « en cette année 2016 pour les 110 ans de la réhabilitation d’Alfred Dreyfus », Mulhousien de naissance, que de montrer que « la culture alsacienne s’inscrit en plein dans la République ».

    « Place de la République » depuis 1918 et aussi « Nèiquàrtier Plàtz » dans le coeur des Mulhousiens. DNA M.M.

  • Mars 2016

    S’Wort vum Wackes vu der Schussgàssa

    1er mars 2016: inauguration de la 200ème plaque bilingue de Mulhouse !

    Sous un soleil de fin d’hiver et sous les acclamations d’une nombreuse assistance, le Maire de Mulhouse, Jean Rottner, accompagné des adjoints délégués Anne-Catherine Goetz, (patrimoine mulhousien, bilinguisme, langue et culture régionale) et Philippe Trimaille (espaces publics, voirie), ont dévoilé ce 1er mars 2016 la 200 ème plaque bilingue mulhousienne. Celle–ci pare désormais une place emblématique de Mulhouse, en l’occurrence la place de la république/Nèiquàrtier Plàtz.

    Dans les allocutions qui ont ponctué cette manifestation, le caractère stratégique de la promotion de la langue et de la culture régionale à Mulhouse, eu égard à son importance dans l’environnement transfrontalier et culturel mulhousien, ainsi que pour l’épanouissement personnel et professionnel des habitants de la ville, a été souligné par les édiles mulhousiens.

    La poursuite du programme de mise en place de plaques bilingues a été confirmée, sur un rythme de traitement d’une vingtaine de rues par an, et sur la base d’une meilleure mobilisation de la commission « langue et culture régionale », « d’Dankfàvrek », mise en place fin 2015. Cette dernière sera amenée à faire des propositions en ce sens au conseil municipal.

    Les dénominations alsaciennes des rues bilingues ne sont en effet pas nécessairement des traductions littérales des noms français. Elles reflètent bien souvent des anecdotes relevant du patrimoine mulhousien, sous ses différents aspects (historique, géographique, sociologique, linguistique…) et sont le fruit d’une longue procédure de validation qui en assure l’authenticité et la pertinence.

    L’aventure continue… (fiche de la plaque de rue: Nèiquàrtier Plàtz)

    200o

    Photo prise par l’OLCA (Jean Rottner – Anne-catherine Goetz -Isabelle Schoepfer – Patrick Hell)