rue
Central (passage) / Zentraldurchgàng
Ce passage qui utilise le tracé du fossé appelé Mittelbach, doit son nom à l`hôtel Central qui se trouvait à l`angle de cette artère, en bordure de la rue du Sauvage et qui fut détruit en 1920 pour faire place à la Banque de France.
La plaque en dialecte est la traduction littérale du nom français de la rue.
Maraichers (place des) / Gmiesgartner Plàtz
Cette nouvelle place, créée en 2013 à l`angle de l`école Kleber est au coeur de l`ancien quartiers des maraichers. Son nom, comme beaucoup de rues avoisinantes, rappelle les jardins, les légumes d`où cette traduction littérale de Gmiesgartner.
Fer (rue du) / Issagàss
La traduction littérale « rue du fer » vient de la proximité d`un commerce de « Fer, tôle et aciers ». La quincaillerie a laissé sa place en 1968 à des entrepôts.
Modenheim (ancien chemin de) / Haxawagala
C`est un chemin historiquement piétonnier. Il s`agissait d`un endroit sombre et assez malfamé. Pour en éloigner les enfants, on leur racontait que l`endroit était infesté de sorcières` Le surnom « Haxawagla » (chemin de la sorcière) tire donc son nom vernaculaire de cette légende.
Corneilles (rue des) / Dohlagàss
Encore une rue qui a pâtit des traductions successives induites par les changements d`appartenance politique de la ville de Mulhouse. En effet, primitivement appelée « rue de l`égout » en raison d`une prise d`eau sur le canal pour alimenter un fossé de la vieille ville, la traduction germanique en 1892 donna « Dohlenstrasse ». Or « Dohle » a en allemand le double sens de bouche d`égout et de corneille. En 1919, c`est ce second qualificatif qui fut retenu et voici comment fut née la « rue de la Corneille »
Chevaliers (rue des) / Rìttergàss
Comme souvent à Mulhouse, la présence historique d`une famille (ici la famille « Ritter ») conduisit à une dénomination de lieu ; « chevalier » étant la traduction française de « Ritter »
Ellès (rue) / Elles Stross
La famille « Ellès » habitait cette rue. Le dernier survivant de la lignée désigna la ville comme légataire universel en 1877. En remerciement de cet acte de générosité, la ville octroya le nom de cette famille à cette rue` Cela n`a donc rien à voir avec le pronom personnel « elles ».