rue
Martre (rue de la) / Màrder Stross
Rue créée en même temps que la cité ouvrière du Wolf (1905), à l’époque allemande de la ville, son nom originel (Marderstrasse) fut francisé en 1919. La formule « Màrder Stross » s’avère très proche du Hochdeutsch, la nuance se situant simplement au niveau de l’accent tonique sur le a.
Bouleau (rue du) / Bìrka Stross
On trouve beaucoup de noms d`arbres pour qualifier les rues de Mulhouse, notamment dans les nouveaux quartiers industriels souvent plantés d`essences locales, « Bìrka » étant la traduction littérale de bouleau en dialecte mulhousien
Cuveliers (passage des) / Kiefergànglà
Du nom du métier pratiqué dans cette partie de la ville, ce passage fait la jonction entre la vieille ville et l’extérieur des remparts.
Horloge (impasse de l`) / Uhrehof
A gauche, en partant de la place de la Concorde, débouche au milieu de la rue des Tanneurs la cour ou l’impasse de l’Horloge (Uhrehof), dénomination moderne qui date des années 1830. Sur le plan Mérian de 1642 elle se présente comme un enclos, fermé vers la rue des Tanneurs par une porte à claire-voie. Au début de XVIIIe siècle la cour devint une impasse qui communiquait par un étroit couloir avec les rues des Maréchaux et des Franciscains,
Le nom « Urhenhof » rappelle l’existence dans le fond de la cour d’une horlogerie, fondée par un nommé Jean-Michel Heinrich. L’établissement débuta vers 1790, devint en 1795 Pierre Risler et Cie et cessa son exploitation en 1797.Lucelle (rue de) / Lützelhofgàss
Lutzelhof était le nom de la cour que possédait l`abbaye de Lucelle dans la république de Mulhouse en 1593. Les abbés de Lucelle avaient droit de bourgeoisie jusqu`en 1798. Leur abbaye cistercienne, fondée en 1123 à Lucelle, était un des centres religieux et culturels des plus importants et des plus riches d`Alsace.
Lyon (rue de) / Menschtergàss
Son nom provient probablement de sa situation géographique près de l`ancien faubourg d`Altkirch (actuel rue Clemenceau), sortie de ville direction Lyon / Belfort.
Maçons (rue des) / Mürergass
Sur le plan de 1864 de la première cité ouvrière, apparait une surface non bâtie mentionnée « Graff Maçon ». C`est sans doute la proximité de cette entreprise de maçonnerie qui a déterminé le choix du nom de la rue des maçons.
Manège (rue du) / Gràstigàss
Son nom provient de la présence en 1830 d`un manège équestre situé à l`angle de la rue des jardiniers. Anciennement « Grastigassenweg » (chemin des prés), la rue change de nom en 1843. Son nom en dialecte semble lié au fait que ce chemin menait aux pâturages à l`extérieur de l`enceinte de la vielle ville.
Marché (rue du) / Màrktgàsslà
Autrefois impasse, cette rue « Roppoltgàsslein » prend naissance au carrefour de la rue des Bouchers, des Boulangers et de la place de la Réunion. Elle devait son ancien nom à la puissante famille des Ropplot. La cour barrait le fond de la ruelle et communiquait de l`autre coté par un étroit passage avec le cimetière et le marché aux poteries. On l`appelait le « couloir des Ecoliers ou Bubengänglein ».
A partir de 1798, l`impasse prit le nom du « rue du marché » et après 1840 celui de « passage de l`Ane ou Eselgässelein ». Depuis 1870 elle a repris son ancien nom ou « Marktgässelein ».Maréchaux (rue des) / Schmidgass
La rue des Maréchaux « Schmiedgasse » reliait la partie de la ville haute au centre. Elle s`appelait au début du XIVe siècle « Grosshüglin von Dornachgasse » d`après la famille de Dornach dont la cour s`étendait en face de la caserne des pompiers « Werkhof » et qui passa, vers la fin du même siècle aux nobles Zu Rhein. C`est à eux que se rattacha le nom de « ze Rine gasse ». Au début du XVe siècle le nom de « Schmiedgasse , rue des Maréchaux » se rapportait au poêle des maréchaux, occupé par cette tribu depuis la fin du XVe siècle. Cette appellation est restée inchangée jusqu`à nos jours