• Schuman (avenue Robert) / Hoffnungstross

    La rue de l`Espérance, ouverte en 1869 a probablement été dénommée ainsi parce qu`elle conduisait au nouveau cimetière en cours de création à l`époque. En 1966, le Conseil Municipal présidé par Emil Muller décide que la rue de l`Espérance devient l`avenue Robert Schuman et la rue du Capitaine Dreyfus, le boulevard de l`Europe. La délibération du Conseil Municipal du 25 avril 1966 précise: « … il conviendrait de donner le nom de Robert Schuman à une rue de Mulhouse, en mémoire de l`homme politique français considéré comme le père de l`Europe des six. Cette rue est parallèle au boulevard de l`Europe et est située à proximité de la place de l`Europe… »

  • Saint Sauveur (rue) / Klesterlastross

    La rue doit son nom à la présence de la clinique Saint Sauveur (1995) qui a remplacé l`ancienne clinique du même nom « s`Kelstrla » gérée par la congrégation des Soeurs de Niederbronn.

    La fondatrice de cette congrégation, Elisabeth Eppinger, est née en 1814 à Niederbronn (Bas-Rhin). Fille de santé délicate, dévote, elle est attirée par la vie religieuse dès l`âge de 12 ans. Suite à la vision de lumières prophétiques, elle fonde la congrégation des Soeurs du très Saint Sauveur en 1849. Présentent sur Mulhouse dès 1853, les Soeurs créent la clinique en 1900.

  • Sauvage (rue du) / Wildemannsgass

    Le nom « rue du Sauvage » que porte la grande artère allant de la place de la République jusqu`à la porte Jeune, s`appliquait autrefois uniquement au secteur entre la place des Victoires et l`impasse des Tondeurs. Le nom de « rue du Sauvage » ne parait de vers 1800 et provient de l`ancienne hôtellerie du Sauvage exploitée de 1625 à 1870.
    Avant le XVe siècle elle s`appelait « rue de l`Hôpital ou Spitalgasse » du nom de l`hospice qui ce trouvait a l`angle de la rue des Maréchaux, ancien Monoprix, actuel H&M.
    Cette rue fut l`une premiére à devenir bilingue en 1991 (lire l`article de presse).

  • Runtz (rue du) / Runtzgràwa

    Le nom « Runtz » vient du « Runtzgraben », ce fossé qui coulait le long de l`avenue de Colmar et qui avait été creusé en 1753 entre la Doller et la Porte Jeune pour faire évacuer plus rapidement les eaux de l`Ill en cas de crue.

  • Roosevelt (boulevard du président) / Owertorstross

    Le boulevard Roosevelt (Président des Etats Unis de 1932 à 1944) est l`une des plus longues rues de Mulhouse. Il débute à la porte haute, longe le canal de décharge des eaux de l`Ill vers le nord pour déboucher sur l`avenue de Colmar. Cette rue comprend de nombreux bâtiments remarquables dont la maison du Docteur Ginglinger (2A), l`ancienne manufacture des Huguenin (3), l`ensemble des maisons du Diaconat, la caisse d`épargne et le lycée Roosevelt (17).

  • Trois Rois (rue des) / Dreikenigsgass

    La rue doit son nom au parcours emprunté par les personnes qui se rendirent à l`entrevue de 1027 à laquelle participèrent l`empereur Conrad II, son fils Henri III, roi des Romains et Rodolphe III, le dernier roi de Bourgogne.

  • Réunion (place de la) / Rothüsssplatz

    La « Rothüsssplatz » que l`on traduit par « place de la mairie » est le lieu central de Mulhouse on l`on trouve encore de nos jours, le temple Saint Etienne, le marché et l`ancien hôtel de ville. Elle fut appelée « place de la réunion » en 1798 après la réunion de Mulhouse à la France.

  • Raisin (rue du) / Triwelgass

    Dans la description de la rue du Raison de l`ouvrage de Léonard-Georges Werner sur la « Topographie historique du vieux Mulhouse », avant 1898, le passage en direction de la rue Henriette n`existait pas. Lors de sa création, un marchand de meuble « Léon Schwob » dut être exproprié. De cette histoire il reste encore le nom de la ruelle que formait la maison « Schwobweinsla »

  • Rabbins (rue des) / Ràbinergàss

    La référence aux rabbins donnée en 1919 trouve son sens par la présence de la synagogue, construite en 1849.

  • Prêtres (impasse des) / Pfaffàgàsslà

    A l`entrée de la rue Guillaume Tell, s`élevait une maison dite « zum Pfaffeneck » ou coin des prêtres. Divisée en deux au XVIIIe siècle, le nom resta à la maison formant l`angle de l`impasse des prêtres. Le nom de « Pfaffengässlein » paraît pour la première fois le 21 mars 1571 et s`est maintenu dans le patois local jusqu`à nos jours. Il remonte sans doute aux maisons prébendiales de Saint-Erard et de Notre-Dame qui existaient avant la réforme et dans lequel des ecclésiastiques malades ou âgés trouvaient asile.